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Nous étions des géants – Yehuda Koren, Eilat Negev

Vendredi dernier, j’ai enfin reçu le nouvel album de Seal, j’étais tout content que l’on ait pensé à moi, parce que je suis un grand fan du travail de cet homme. J’ai donc décidé de savourer ce bel album avec un livre particulier. Quelque chose que j’aime ou que j’aimerais, de la même manière que les chansons de cet artiste. Je n’avais pas droit à l’erreur dans mon choix, si je voulais préserver ma bonne humeur. Je suis allé ressortir ce fameux bouquin de ma bibliothèque, je l’ai depuis trois mois environ, je ne l’avais jamais lu jusqu’à la fin. Ce n’est pas qu’il est volumineux, tout au contraire, il ne fait que 280 pages, c’est juste que j’ai beaucoup aimé la manière que les deux auteurs ont de nous relater ces histoires. C’est un peu comme du chocolat suisse aux noisettes, tellement bon que l’on ne veut pas qu’il finisse rapidement. Même si les histoires sont tragiques, la force que les personnages ont pour rebondir dans leur vie est tout simplement extraordinaire. Une vraie leçon de vie. Je tire un coup de chapeau à ces auteurs, qui ont su choisir les mots pour illuminer cette œuvre. Le plus difficile quand on écrit un livre témoignage est d’arriver à ne pas tomber dans le pathos. Si tel était le pari, il est réussi. Il y a aussi une dimension pédagogique qui me convient bien…

Nous étions des géants est l’incroyable survie d’une famille juive de lilliputiens.

Le ton est donné, avec ces quelques mots qui signent l’ouverture de l’histoire que Perla nous raconte, avec les écrits de Yehuda Koren et Eilat Negev : « Voici l’histoire vraie des sept nains, une histoire où la gentille Blanche-Neige est remplacée par un monstre. Ça n’est pas un conte, c’est un récit qui conduit dans les recoins les plus sombres de l’enfer. C’est l’histoire de la naine Perla Ovitz et de sa famille. Et au début de cette histoire, il y a des géants. » Après le préambule, le lecteur a droit à quelques photos, pour certainement mieux se projeter visuellement dans les scènes à venir. Je peux vous dire que moi qui adore les photos, j’ai été aux anges, sans mauvais jeu de mots. JE VOUS INVITE TOUS À LE LIRE

« Traditionnellement, beaucoup de nains se produisaient dans les cirques : ils étaient clowns, acrobates, exécutaient des numéros avec des poneys et des éléphants. » ; « la plupart des villageois du Maramures ne manifestèrent aucune solidarité avec leurs voisins juifs. Il y en eut même pour se réjouir de leur malheur et piller les maisons vides. Rares furent ceux qui firent preuve de compassion et se rendirent au ghetto pour voir leurs anciens employeurs ou voisins et leur apporter parfois quelque chose à manger » ; « À Auschwitz, la mort pouvait frapper à tout moment, elle pouvait s’en prendre à n’importe quel déporté. À l’aube, les corps de ceux qui avaient péri au cours de la nuit étaient empilés devant les baraquements à la vue de tous. »

Tag(s) : #CHRONIQUES DE LIVRES, #Nous étions des géants – Yehuda Koren Eilat Negev

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