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Ce livre est bien écrit. Rempli d’humour et de subtilité. Ça se lit facilement, en une fois ou en plusieurs lectures. Cette oeuvre est difficile à classer. Peut-être que c’était le but de l’auteur. Dans tous les cas, c’est réussi. Certains prendront ce livre comme un roman, d’autres comme un livre de contes. Mais je le considère comme un essai philosophique.

Dany Laferrière nous livre un monde avec ses différentes facettes. On lit ce livre en s’écoutant intérieurement. Il nous fait comprendre la vie, le fait d’être vivant et nous incite à prendre le temps de réfléchir, de rêver et d’admirer ce qui nous entoure, car nul n’est éternel et qu’il nous faut savourer chaque instant.

Citations :

« Méfiez-vous des mots trop longs qui ne servent qu'à cacher souvent l'inutilité d'un produit. »

« La lecture est un acte mystérieux car ce n'est pas normal que je puisse si facilement convoquer Virgile chez moi un mardi matin. Je parle bien de Virgile, le gars de l'Antiquité. Beaucoup de gens doutent qu'on puisse parler aux morts alors qu'ils vivent entourés de livres. Et toute bibliothèque est un cimetière peuplé de morts qui pensent. »

« L'affaire, c'est que, malgré tout nos efforts, nous ne pouvons connaître la douleur de l'autre. »

« Ce qui est merveilleux, c'est qu'en ralentissant on parvient enfin à mieux apprécier le paysage, et à s'intéresser à autre chose qu'à nous-mêmes. Jusqu'à se faire avaler par le grand spectacle du monde avec les arbres, les gens, les sentiments, tout ce qui vibre autour de nous. Mais pour mesurer une pareille ardeur, il faut ralentir. ».

Mots de son éditeur :

La nonchalance est une affaire de connaisseur. « J’étais devenu un spécialiste mondial de la sieste », nous révèle Dany Laferrière dès le début de son livre. Cela n’interdit pas de lire et de réfléchir – la sieste y est, au contraire, propice. Elle permet aux pensées de jaillir, s’attachant aux petites et aux grandes choses, aux rêves et aux lectures. Dany Laferrière nous parle d’Obama et de l’Histoire, de ses premières amours nimbées d’un parfum d’ilang-ilang, de Salinger et de Borges, de la guitare hawaïenne, du nomadisme et de la vie – car cet Art presque perdu de ne rien faire est, ni plus ni moins, un art de vivre.

L'Art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière
Tag(s) : #CHRONIQUES DE LIVRES, #L'Art presque perdu de ne rien faire de Dany Laferrière

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