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Ah!!! Que dire? Ce livre est pour moi l'un des plus beau que j'ai eu à lire en ce premier trimestre 2015. Je n'avais jamais lu d'œuvre de cet auteur.

Un ami libraire me l'avait offert, mais à la lecture de la quatrième de couverture, je n'étais pas trop emballé et j'ai longtemps hésité à le lire.

Je me rends compte aujourd'hui que je serais passé à côté d'une belle histoire, contée avec beaucoup d'humour et de suspens. Il m'est déjà arrivé de lire des livres sur la pauvreté mais jamais je n'avais lu un si beau livre sur la richesse, bien écrit, avec précision et qui se lit facilement.

Ce livre nous ouvre la porte d'une famille presque atypique. Tout commence par une belle rencontre sur l'île de Frégate, aux Seychelles. Tatiana fait la connaissance d'un bel homme, Philip. Ils tombent de suite amoureux l'un de l'autre et décident de se marier. Ensuite, se succèdent différents personnages donnant leur point de vue sur cette union qui va se célébrer. C'est à partir de là que l'auteur nous fait de magnifiques portraits dans lesquels chacun peut aisément se reconnaître.

Ce qui embelli davantage ce livre, c'est le fait qu'elle débute chaque chapitre par de belles citations empruntées à Honoré de Balzac, Jean Rostand, Molière, Simone de Beauvoir, Guy de Maupassant, David Hume, Julian Barnes, Luigi Pirandello, Marquis de Sade, etc.

Que se passe t il à la fin? Que deviennent ces belles personnes qui nous donnent leur avis dès les premières pages ?

Je vous invite à lire le livre et  à rêver.

Extrait 1 :

« Nous n’étions pas  des nouveaux riches à proprement parler mais nous étions quand même nouvelles riches, si bien qu’il manquait à mes parents de la conviction dans l’éducation bourgeoise qu’ils nous donnaient. ».

Extrait 2 :

« Les pauvres doivent s’habiller pour ne pas avoir froid tandis que les riches doivent s’habiller pour être élégants. »

Extrait 3 :

« C’est très appréciable les gens généreux, il n’y a rien de pire que les radins, c’est même rédhibitoire, encore plus pour une femme. ».

Extrait 4 :

« Elle parfume son appartement avec du bois d’agar, ce qui m’enchante puisque je n’aurai jamais les moyens de m’en offrir ne serait-ce qu’un copeau. En plus d’être envoûtant, l’histoire de son parfum est très curieuse. Pour qu’il soit odorant, le bois doit être attaqué par un champignon particulier, et c’est grâce à la moisissure qui survient plusieurs mois après que l’odeur peut se propager. Et comme il y a très peu d’arbres qui s’infectent correctement, c’est à prix d’or que se vendent les copeaux à brûler. Les femmes arabes en raffolent. Elles en abusent d’ailleurs et lorsqu’elles se déplacent comme un essaim d’abeilles, les effluves suffocants que leurs étoffes laissent derrière elles font tourner les têtes et retournent les cœurs. ».

Combien veux-tu m’épouser de Saphia Azzeddine
Tag(s) : #CHRONIQUES DE LIVRES, #Combien veux-tu m’épouser de Saphia Azzeddine

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